Vente de mon salon de coiffure : Gérer mes crédits

Découvrez comment gérer vos crédits en cours lors de la vente de votre salon et éviter les pièges. Anticipez, sécurisez et vendez sereinement.

Vendre un salon de coiffure tout en ayant des crédits en cours peut sembler complexe. Pourtant, avec une bonne organisation, tout se gère. Il suffit d’anticiper, de se faire accompagner et de prendre les bonnes décisions au bon moment. Voici comment procéder efficacement.


1. Identifier tous les crédits en cours

Tout d’abord, listez l’ensemble des crédits rattachés à votre activité.
Il peut s’agir de :

  • Crédits pour du matériel professionnel,
  • Emprunts pour travaux d’aménagement,
  • Leasing pour équipements,
  • Prêts bancaires liés à l’achat du fonds de commerce.

En effet, avoir une vision claire de vos engagements financiers vous permet de mieux négocier la suite.

Contacter votre banque lors de la vente de votre salon de coiffure

2. Contacter votre banque ou votre organisme prêteur

Ensuite, informez rapidement votre banque ou les organismes concernés.
Cela reste une étape indispensable.
Pourquoi ? Parce que certains crédits peuvent être remboursés par anticipation.
D’autres, en revanche, peuvent être transférés à l’acheteur, selon les accords.

Par conséquent, il est crucial d’en discuter au plus tôt. Cela vous évite toute mauvaise surprise.

3. Négocier le remboursement anticipé

Dans de nombreux cas, vous devrez solder vos crédits avant la cession.
Dans ce cas, demandez un tableau d’amortissement et le montant exact du capital restant dû.

Ainsi, vous pourrez intégrer ce montant dans le calcul de votre prix de vente.
Mais attention : certains contrats prévoient des pénalités de remboursement anticipé.
Il est donc préférable de les vérifier avant toute décision.

4. Intégrer vos crédits dans le prix de vente

Lorsque vous fixez votre prix, pensez à vos dettes.
Cela ne signifie pas que vous vendez à perte.
Mais vous devez équilibrer :
👉 D’un côté, la valeur réelle de votre salon,
👉 De l’autre, les montants à rembourser.

Grâce à cela, vous assurez une sortie sans dette, tout en conservant une marge raisonnable.

Les crédits financiers lors de la vente de salon de coiffure

5. Considérer la possibilité d’un rachat par le repreneur

Dans certains cas, l’acheteur peut reprendre certains crédits.
Cela dépend du type d’emprunt et de l’accord avec la banque.
Il faudra alors inclure cette clause dans le compromis de vente.

Cependant, cette option reste peu courante. Elle demande l’accord des trois parties : vous, le repreneur et l’organisme prêteur.

6. Se faire accompagner par un expert

Enfin, ne gérez pas cette partie seul(e).
Un expert-comptable ou un avocat d’affaires saura vous conseiller.
Il vous aide à :

  • Anticiper l’impact fiscal,
  • Sécuriser les documents,
  • Optimiser la répartition du prix de vente.

Grâce à ce soutien, vous avancez plus sereinement et évitez les erreurs coûteuses.


Conclusion : Anticiper pour mieux vendre

En résumé, vendre avec des crédits en cours, c’est possible.
Mais pour cela, vous devez : bien identifier vos dettes, dialoguer avec les organismes financiers, et ajuster votre prix de vente en conséquence.
Et surtout, vous entourer de professionnels compétents pour chaque étape.
Ainsi, vous sécurisez la transaction et partez l’esprit léger.


FAQ : Crédits en cours et vente de salon

1. Suis-je obligé(e) de rembourser tous mes crédits avant de vendre ?

Pas toujours. Cela dépend des conditions de vos contrats. Certains crédits peuvent être transférés à l’acheteur, mais cela reste rare. Le plus souvent, ils doivent être soldés avant la vente.

2. Puis-je inclure mes crédits dans le prix de vente ?

Oui, c’est même conseillé. Intégrer le montant restant dû dans le prix vous permet de solder vos dettes sans déséquilibrer l’opération. L’acheteur paiera ainsi un prix ajusté à la situation réelle.

3. Est-ce que la banque peut refuser un remboursement anticipé ?

Non, elle ne peut pas refuser. Mais elle peut appliquer des pénalités, prévues dans le contrat. D’où l’intérêt de vérifier les conditions bien à l’avance.

4. L’acheteur peut-il reprendre mon crédit ?

C’est possible, mais peu fréquent. Cela nécessite l’accord de l’acheteur et de l’organisme prêteur. Cette option doit absolument figurer dans le contrat de cession si elle est retenue.

5. Qui peut m’aider à bien gérer cette étape ?

Un expert-comptable ou un avocat spécialisé en cession de fonds de commerce est vivement recommandé. Ils vous aident à éviter les pièges juridiques et fiscaux, et à sécuriser la transaction.